Le New Brunswick Institute for Research Data and Training : acteur clé du continuum de données ouvertes au Nouveau-Brunswick

Qu’est-ce que le New Brunswick Institute for Research, Data and Training (NB-IRDT)? Il s’agit d’un atout inestimable pour le Nouveau-Brunswick. Étant donné la croissance du mouvement local et national des données ouvertes, le NB-IRDT, établi à l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB), à Fredericton, constitue un atout considérable pour aider à régler certains des problèmes les plus pressants auxquels fait face la province.

L’Institut effectue et facilite des recherches fondées sur les preuves afin d’offrir au gouvernement, aux universitaires et aux chercheurs des réponses impartiales et scientifiques à des questions liées à la santé, aux problèmes sociaux et à la prospérité au Nouveau-Brunswick.  Cela implique la manipulation de certaines données privées; ce ne sont donc pas des données « ouvertes » comme le sont les ensembles de données SIG, par exemple. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick s’est engagé à ne divulguer les données servant à la recherche axée sur les politiques que si celles-ci étaient anonymisées et consultées dans un établissement sécurisé qui peut en assurer le caractère confidentiel.  

Ted McDonald, Ph.D., est le directeur du NB-IRDT.  « Nous donnons accès aux chercheurs à ces renseignements anonymisés sur un réseau autonome établi sur le campus de l’UNB. L’accès aux données est restreint, non seulement par les TI, mais également par des barrières physiques. Nous avons mis en place des politiques rigoureuses et validées pour contrôler les personnes qui peuvent être admises, ce qu’elles peuvent consulter et la durée de consultation des données. »  

L’Institut offre un service unique au milieu de la recherche, c’est-à-dire qu’il établit des corrélations entre des grands ensembles de données contenant des données personnelles provenant de sources différentes en utilisant des nombres aléatoires uniques. Cette configuration permet d’effectuer des recherches, notamment, sur le traitement d’une maladie précise, comme l’hépatite C, et de déterminer les coûts et les avantages, directs ou à long terme, qui s’y rattachent. « Les résultats pourraient permettre d’effectuer diverses interventions en vue d’améliorer la santé de personnes à risque qui ont eu des interactions avec plus d’un ministère – Développement social et Santé, par exemple –, et dont le nom apparaît dans plus d’un ensemble de données, a précisé M. McDonald.  Mais, ces ensembles de données sont habituellement conservés dans des zones tampons. Grâce à notre approche, nous pouvons établir des liens entre les données sans savoir qui sont les personnes concernées. »

Afin d’éviter le dédoublementdes infrastructures et des coûts, M. McDonald désire vivement former des partenariats avec d’autres acteurs du continuum de données ouvertes du Nouveau-Brunswick. « Nous pouvons donner accès à des données corrélées sur des milliers de personnes à un chercheur qui, autrement, n’y aurait pas accès. De plus, nous pourrions recevoir des demandes portant sur l’accès à des données entièrement ouvertes, demandes que nous pourrions transmettre à des partenaires tels que nb+. »

Le NB-IRDT a réalisé quelques projets de démonstration, a actuellement de nombreux projets en branle et a des idées pour encore plus de projets dans les domaines suivants : la qualité de l’eau, la santé mentale des jeunes, les espaces verts, l’obésité, les différences régionales dans les types de chirurgies, la prestation des services à la population dispersée du Nouveau-Brunswick et le maintien des réfugiés. Cette ressource précieuse pourrait éventuellement avoir une vaste portée. Un des projets en cours est axé sur les patients en attente d’un niveau de soins alternatifs (NSA), c’est-à-dire les patients qui demeurent hospitalisés alors que d’autres formes de soins sont plus appropriées. Grâce à l’utilisation de bases de données administratives, il est possible d’identifier rétrospectivement les patients NSA dans les hôpitaux et d’étudier leur trajectoire dans le système de santé et les dispositions quant à leur lieu de résidence avant leur désignation en tant que patients NSA.

Le NB-IRDT héberge déjà des données anonymisées sur les patients hospitalisés (base de données sur les congés des patients) de 1998 à 2013, une base de données sur les résidents du Nouveau-Brunswick de 1997 à 2014, des données sur les fournisseurs de soins de santé de 1997 à 2014 et des données sur la date et la cause du décès de 2000 à 2012.

« Les plans d’expansion futurs du NB-IRDT comprennent l’établissement d’un site affilié à l’Université de Moncton, ce qui permettra à des chercheurs d’autres régions de la province d’avoir plus facilement accès aux données », a conclu M. McDonald. Pour obtenir plus de renseignements au sujet du NB-IDRT, communiquez avec l’Institut par courriel (nb-irdt@unb.ca) ou consultez son site Web (en anglais seulement).